Autour de Jean Prouvé


Le président de l'ASVC, Jean-Pierre May, présente les deux orateurs : Axel Vénacque, architecte fin connaisseur de Jean Prouvé et Jean-Charles Huet, architecte maître d'œuvre de la restauration du Pavillon de la Métropole à Tourcoing.



Comme à chaque fois, le secrétaire Philippe Silvin, a fait une superbe compilation qui est remise aux présents.



La conférence


L'intervention d'Axel Vénacque


L'intervention en premier lieu d'Axel Vénacque, a permis de retracer le parcours de Jean Prouvé.


Sur cette photo célèbre prise lors de l'inauguration de la rue Mallet-Stevens à Paris, le 20 juillet 1927, Jean Prouvé est à l'extrême droite. Agé de 26 ans, il a eu l'audace de se présenter chez Mallet-Stevens, qui a été enthousiasmé par son travail et l'avait de suite embauché.



Il ne s'agit pas de profilé, mais de pliage de plaque de tôle. Cela donne une rigidité particulière à son travail, comme ici pour ces chaises et le mobilier scolaire.




Le départ en vacances de la famille Prouvé était souvent l'occasion d'expérimenter du nouveau matériel.





Beaucoup se souviennent dans la région du Nord, du bâtiment de la Foire Commerciale de Lille. Celui-ci a été détruit, on y retrouvait la patte de Jean Prouvé.


L'intervention de Jean-Charles Huet


Puis Jean-Charles Huet a présenté son magnifique travail de rénovation. Il a participé au sauvetage de deux pavillons. Situés l'un à côté de l'autre à Tourcoing, ils constituent un témoignage incontournable de l'œuvre de Jean Prouvé.










La situation avant la réhabilitation





Le pavillon occupé par une famille pendant plus de 30 ans



Le démontage du pavillon


Quelques couches de papiers peint ...



La restauration en atelier




Le remontage





Le système Farmer, qui permet le mouvement des fenêtres et occultants, inspiré du mécanisme présent dans les trains de la Sncf.





Un système modulaire




La visite sur place


Un des deux pavillons de la Métropole, situé rue du Général Marchand à Tourcoing.



L'entrée du pavillon avec ses hublots caractéristiques


L'autre Pavillon de la Métropole, rénové antérieurement, qui est habité. Photos suivantes, des vues de ce dernier à travers les ouvertures de l'autre.







Jean Charles Huet au milieu des visiteurs avides d'explications.

































En annexe à cette conférence - découverte

Record mondial pour une table de Jean Prouvé (AFP 20 mai 2014)




Une table créée par le designer français Jean Prouvé a été vendue aujourd'hui à Paris pour 1,2 million d'euros, devenant la pièce de mobilier de ce créateur la plus chère au monde, a annoncé Artcurial. Cette table Trapèze en métal datant de 1956, dite Table Centrale, a été adjugée pour un montant de 1 241 300 euros (frais compris) à un collectionneur privé nord-américain, a précisé la maison française de vente aux enchères. Elle était estimée entre 400 000 et 500 000 euros. "Ce record mondial pour le mobilier de Jean Prouvé est la consécration du travail de fond des équipes d'Artcurial, et un formidable hommage pour cet architecte et designer français, aujourd'hui collectionné dans le monde entier", a souligné Fabien Naudan, vice-président d'Artcurial. Cette table de Jean Prouvé, emblématique de son travail, a été réalisée pour le réfectoire de la Cité Universitaire d'Antony (Haut-de-Seine), dont le designer français a conçu le mobilier. Son originalité réside dans le fait qu'elle ne repose pas sur des pieds mais sur un large piètement central sculptural barrant son axe, d'une forme inédite, a détaillé Artcurial. Elle est également remarquable par sa taille, de près de 3 mètres de long.  

Le précédent record mondial pour une pièce de mobilier de Jean Prouvé, maître de la "tôle pliée", architecte et bâtisseur, était détenu par un fauteuil dit Grand Repos, vendu en octobre 2011 pour 471 434 euros frais inclus (photo ci-dessous).



Chez Piasa, le clou de la vente du 27 mai réside dans les deux chalets-refuges d'altitude de Jean Prouvé, appartenant au Club Alpin Français.



C'est le dernier projet que l'architecte designer autodidacte réalisera dans les Alpes. Il s'agit des refuges d'hiver et d'été. Le premier d'une superficie de 73 m2 est estimé entre 70 000 et 90 000 euros. Le second nettement plus grand, d'environ 180 m2 , est estimé entre 100 000 et 150 000 euros. A noter que ces deux bâtiments dotés du label ministériel « Patrimoine du XXe siècle », sont équipés du mobilier d'origine...

Mais que ceux qui prévoient d'installer dans leur jardin ces deux prouesses architecturales, dont la faible inertie thermique permet un chauffage rapide et efficace, n'oublient pas néanmoins de prévoir les frais supplémentaires de démontage et remontage, équivalents au prix de l'estimation desdits châlets... Ces opérations seront réalisées par le cabinet d'architecture Guy Ray-Millet, qui en assura la construction dans les Alpes... D'une certaine manière, la belle utopie de Jean Prouvé ne s'éteint pas...